Le Parti de la Justice et du Développement (PJD) a catégoriquement rejeté les recommandations du Conseil National des Droits de l’Homme (CNDH) sur la réforme du Code de la famille, prévoyant ainsi de soumettre un nouveau mémorandum. Il critique notamment une initiative du ministre de la Justice, soulignant les risques d’un écart par rapport aux directives royales.
La Secrétariat général du PJD a tenu sa réunion ordinaire ce samedi, au cours de laquelle les collègues d’Abdelilah Benkirane ont fait le tour de plusieurs sujets dont les développements politiques, les activités gouvernementales, et les affaires parlementaires, entre autres.
A cette occasion, le PJD n’a pas manqué d’exprimer son désaccord catégorique face aux propositions et recommandations contenues dans le mémorandum présenté par le Conseil national des droits de l’homme (CNDH) à l’instance chargée de la réforme du Code de la famille, le 20 décembre 2023.
Ces propositions, selon le parti de Benkirane, sont considérées comme étrangères aux valeurs fondamentales et à l’identité de la société marocaine musulmane, suscitant une réaction provocatrice au niveau du sentiment national. De plus, elles sont perçues comme une violation flagrante des dispositions constitutionnelles et des directives royales qui encadrent le processus de révision du Code.
Dans le cadre de ses responsabilités religieuses et nationales sur cette question, le Secrétariat général annonce publiquement son intention d’adresser un autre mémorandum à l’instance chargée de la réforme du Code de la famille« , ajoute le PJD dans un communiqué.
Dans le même sillage, le Secrétariat général du parti a exprimé un vif regret quant à l’initiative du ministre de la Justice, Abdellatif Ouahbi, qui a organisé, le 18 janvier 2024, une réunion interactive avec un groupe d’organisations féminines pour discuter des modifications envisagées au Code de la famille, portant sur des questions liées au mariage, notamment les biens acquis, la tutelle légale et la polygamie.
Il met ainsi en garde contre les risques inhérents à la sortie du cadre de référence et institutionnel défini par le Souverain dans sa lettre adressée au chef du gouvernement septembre dernier. Le PJD critique également les « tentatives de pression exercées par ministère de la Justice sur l’Instance chargée de la réforme du Code de la Famille
A l’issue de la même réunion, le Secrétariat général réitère son appel pressant au gouvernement afin qu’il assume pleinement la gestion des politiques publiques, appelant à une approche sérieuse et responsable.

